mardi 18 mai 2010

Véronique Courjault



Elle sort juste à temps pour les réjouissances estivales, les glaces à l'eau.
À peine quatre ans pour un triple homicide (infanticide plus exactement) sur des êtres totalement sans défense (les siens) Au final on peut dire qu'elle sera restée au frais moins longtemps que certains de ses enfants.

8 commentaires:

Poussinaute a dit…

Pendant que d'autres se battent avec la justice pour avoir le sperme congelé de leur mari après leur mort...
Tout cela fait de la peine, ne cherchons pas à comprendre, Guillaume, de toute façon on ne comprendra jamais réellement certaines décisions !
En tout cas évitons au mieux de flirter avec Madame la Justice, elle laisse des marques indélébiles et débiles parfois !

Guillaume Néel a dit…

Il est vrai que ce cas m'interpelle.
Je comprends le déni de grossesse, et même qu'une femme puisse en avoir plusieurs. Mais dans ce cas, on considère que la personne est malade. Pour autant, elle n'est pas contrainte de les étouffer, à moins que sa pathologie soit plus profonde.
Hors dans ce cas, elle a été jugé coupable par la justice (donc pas malade, mais responsable) et son avocat a dit hier aux journalistes qu'elle assumait son acte "...ce qui fait d'elle, une bonne mère..." (surtout pour ceux qui reste).
Donc si elle est coupable et qu'elle assume, je trouve que 4 ans ça fait léger.
Même si elle n'est pas dangereuse pour sa famille et les autres, rien ne nous prouve qu'elle ne refera pas de grossesse et qu'elle recommencera pas son manège.
Comme tu le dis, "de toute façon on ne comprendra jamais réellement certaines décisions !"
Je crois que c'est ce qui me dérange de ne pas comprendre.

Et puis, ça aurait pu faire 3 petits à l'adoption qui aurait soulagé des familles en attente.

Poussinaute a dit…

Je comprends très bien ton désarroi Guillaume et j'avoue que tout cela est embrouillé pour moi aussi.
Je pensais à elle lorsqu'elle était à la prison d'Orléans, car je passe chaque jour devant. Tout ce que je peux dire, c'est que je n'aimerais pas être ni dans sa peau ni dans sa tête, surtout vis-à-vis de ses enfants vivants !
Je pense surtout à des gens, qui sont actuellement en prison, dont on saura plus tard qu'ils n'étaient pas du tout coupables -et il y en a, j'en suis sûre ! des gens accusés à tort par de fausses accusations, des gens qui ont fait moins pire que cela et qui purgent des peines beaucoup plus longues...
Comme je te l'ai écrit, je ne cherche pas à comprendre ni à juger, mais j'ai le droit comme toi de rester perplexe.

Guillaume Néel a dit…

Tout à fait d'accord.

BODARD a dit…

Ton dessin me glace le sang. Bien vu, Guillaume !

Guillaume Néel a dit…

Le Soleil ne brille-t-il pas sur Orléans (où, comme Poussinaute me le disait, cette mère de famille était en détention) ?

Thierry a dit…

"Véronique, nique, nique..." disait la chanson. Dommage que l'idée même d'un choix de contraception, qui éviterait de tels drames, ne vienne à l'esprit de ces femmes. La justice doit faire son travail, certes, mais c'est avant tout un sujet qui intéresse la psychiatrie ou, à tout le moins, la psychanalyse.

Guillaume Néel a dit…

Effectivement, toute l'ambiguïté de ce type de problème se pose ici.
Pourtant si c'est la justice qui s'occupe de cet état de fait, c'est parce qu'il n'est retenu que l'homicide (que des psychologues transcriraient pourtant comme étant une transgression du tabou de la Mort, sensé être mis en place correctement durant l'éducation).
Compliqué, compliqué, tout ça.

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