jeudi 6 mai 2010

Et on m'enterrera dans un grand trou.



J'fais des trous, des p'tits trous, encore des p'tits trous...
Sans conteste "le Poinçonneur des lilas" est l'une de ses compositions qui montre le plus son talents de parolier et de compositeur. Il est très proche de son mentor ou père spirituel Boris Vian. Il écrit et interprète, durant cette période des textes provocateurs, drôles, cyniques.
Son maître Boris Vian, avant de mourir, le comparera à Cole Porter.
Lorsque l'époque des yéyés arrive, alors en première partie de Brel ou de Gréco, le public le rejette et les critiques cruelles se moquent de ses oreilles et de son nez.
C'est pourtant gràce aux artistes yéyés qu'il construira sa fortune. Échappeant à la classification de "chanteur de variétés française", il ne leur compose pas moins bons nombres de chanson à succès. Dont une victoire à l'Eurovision.
Jamais "In", Jamais "Out", il a toujours su prendre le métro en marche. On lui doit l'arrivée massive du reggae, du hip hop et du funk en France.



(Peinture à l'encre de chine)

5 commentaires:

Grand a dit…

Tu nous as pondu là un bien bath hommage à l'homme à tête de choux avec ces 5 "peintures à l'encre de chine" dans un style graphique brillamment exécutées!!!
Excellent boulot Guillaume.

BODARD a dit…

Affirmatif, mon p'tit gars, eh eh.

Guillaume Néel a dit…

Grand : Après les Hitchkok de Christophe, ça m'a donné envie de retravailler à l'encre de chine en contraste dur. L'homme à tête de choux, s'est montré être un modèle de choix tant la qualité des photos à disposition était intéressante.
Je suis bien ravi que cette série te plaise, mon cher Denis.

Bodard : En fait, je préfèrerai éparpillé façon puzzle, mais ça faisait pas terrible pour le titre, et carambar ne pouvait rien pour moi.

Thierry a dit…

Ton exploration de l'univers de Gainsbourg à 25 ASA (où, pour obtenir de tels contrastes il faut être sous le soleil, exactement juste en dessous) est une belle balade graphique. C'est presque étrangement en supprimant toutes les nuances de gris séparant le blanc du noir que tu parviens à révéler tant de subtilités dans la complexité du personnage.
Rien que pour cela, je n'ai plus qu'à aller me recoucher (hélas, ce n'est point son heure des lits, là).
Magnifique.

Guillaume Néel a dit…

Cet exercice excellent qui oblige d'aller à l'essentielle et qui montre l'importance de chaque trait pour obtenir un semblant de ressemblance.
Comme je dis en animation, ma part du travail ne correspond qu'à retranscrire ce qui se dégage d'eux-même, et n'y suis donc pour pas grand chose de ce qu'ils sont.
Je dirais que pour cette série, c'en est aussi le cas.

Mais ne va point te coucher car en termes de subtilités, tu es un maître qui se pose là et dont bons nombres d'élèves attendent une énième leçon, la salive sur le bord des lèvres.

Merci à toi Thierry.

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