jeudi 31 décembre 2009

Gustave Caillebotte



Élève du peintre académique Léon Bonnat puis de l'École des Beaux-Arts, Gustave est issu d'une riche famille d'industriels. Héritant, à la mort de son père, d'une importante fortune qui lui permet de se consacrer à sa passion pour la peinture, Il deviendra également le mécène de ses amis peintres (Renoir, Degas, Monet...) et de financer l'organisation d'expositions impressionnistes.
Il traita beaucoup de ses œuvres sur l'ennui, l'égoisme, l'extrême solitude, le banal quotidien...
Dans le nouveau Paris haussmannien, mais aussi à la campagne et au sein même du cercle familial - même dans les cadres privilégiés, les personnages semblent indifférents les uns aux autres.
Son œuvre est également originale par sa technique : elle semble proche de l'art photographique, mais par de puissants effets de perspectives tronquées, les distances et les premiers plans sont écrasés et l'horizon absent, d'où la perception instable et plongeante de ses toiles.

Caillebotte collectionna les peintures de ses amis peintres, et se montra très généreux dans l'acquisition des œuvres. "Mécène éclairé", il acheta par exemple Coin d'appartement de Claude Monet, ou du Bal du Moulin de la Galette de Auguste Renoir et nombre de tableaux à Paul Cézanne, à Edgar Degas, à Édouard Manet et à Camille Pissarro.
Dans son testament, il léguait à sa mort soixante-sept tableaux impressionnistes de sa collection personnelle à l'État, qui n'en accepta finalement que trente-huit, après deux ans de négociations menées par Renoir, exécuteur testamentaire de Caillebotte, et de violentes polémiques. L'Académie des Beaux-Arts protesta officiellement contre l'entrée de ces tableaux au musée du Luxembourg, en qualifiant l'évènement d' « offense à la dignité de notre école ».

2 commentaires:

Thierry a dit…

Héhé ! Je vois très bien l'autoportrait de Caillebotte dont tu t'es servi pour réaliser cette caricature. L'exagération du visage, est très réussie.

Guillaume Néel a dit…

Je vois que nous possédons tous plus ou moins les mêmes sources. Il aurait mérité d'être plus connu en France, tant sa technique est époustouflante, et sa générosité énorme. Nous n'aurions peut-être jamais connu le courant impressionniste sans son mécénat, ou du moins, il n'aurait pas pris une telle ampleur.

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